Bourse (nom féminin, subst. féminin)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Nom féminin 

I.
XII e siècle, borse. Du bas latin bursa, « cuir », « sac destiné à contenir de l'argent », du grec bursa, « peau, outre ».
1. Petit sac en forme de poche arrondie, fermé par des cordons, et servant à contenir les pièces de monnaie qu'on gardait avec soi. Une de cuir, de toile, de mailles. Bourse à jetons, qui contenait les jetons employés au jeu. Bourse de quête. Une pleine d'écus. Vider sa . Coupeur de s, filou qui dérobait l'argent avec adresse. Expr. fig. Avoir la bien garnie, être riche. Avoir la plate, être pauvre. Mettre la main à la , régler une dépense. Tenir les cordons de la , avoir la disposition de l'argent d'un ménage, d'un groupe. Se procurer quelque chose sans délier, sans avoir à payer. Avoir recours à la d'un ami. Sa est ouverte à ses amis, il leur prête volontiers de l'argent en cas de besoin. Il trouve toutes les s fermées, personne ne consent à lui prêter de l'argent. Ne pas laisser voir le fond de sa , être discret sur l'état de sa fortune. Loger le diable dans sa (vieilli), être constamment démuni. La ou la vie, expression qui était employée par les voleurs de grands chemins pour rançonner les voyageurs.
2. Par méton. L'argent dont on peut disposer. Vivre selon sa . Ce produit est à la portée de toutes les s, même les moins riches peuvent l'acquérir. Faire commune, mettre son argent en commun. Ami jusqu'à la (vieilli), se dit d'une personne dont l'amitié cesse dès qu'il s'agit de faire un sacrifice financier.
3. Somme allouée à certains élèves ou étudiants pour faciliter la poursuite de leurs études. Bourse d'État. Bourse départementale. Bourse d'internat, d'externat. Obtenir une d'études. Bourses de recherche, de voyage, sommes accordées pour des travaux personnels, pour des voyages d'études.
4. Par anal. Double carton, couvert d'étoffe, contenant le corporal.


Filet de mailles fines, en forme de longue poche, placé à l'orifice d'un terrier quand on chasse les lapins au furet.


Filet en cul-de-sac où vient se prendre le poisson.

Bourse-à-pasteur, voir ce mot


Membrane en forme de poche
Bourse séreuse. Bourse synoviale, muqueuse. Spécialt. Au pluriel. Les s, le scrotum.


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom féminin 

Petit sac de peau, d'étoffe, ou d'un tissu quelconque, dans lequel on met l'argent qu'on veut porter sur soi. "Vider sa . Mettre la main à la . Avoir toujours la main à la ."
Fam., "Sa est bien plate" se dit en parlant d'une Personne qui n'a guère d'argent.
"Demander la , la ou la vie," Demander à quelqu'un son argent, sa , avec menace de le tuer s'il la refuse.
"Coupeur de s," Filou qui dérobe avec adresse. On dit quelquefois dans un sens analogue "Couper la ."
Dans plusieurs phrases, il se dit, par extension, de l'Argent dont on veut disposer actuellement ou habituellement. "Avoir recours à la de quelqu'un. Ami jusqu'à la ." Voyez AMI.
Fig., "Sa est ouverte à ses amis," Il prête volontiers de l'argent à ses amis lorsqu'ils en ont besoin. "Toutes les s sont fermées," On ne trouve point d'argent à emprunter.
Fig. et fam., "Tenir les cordons de la ," Avoir le maniement de l'argent.
Fig., "N'avoir qu'une , ne faire qu'une , faire commune," Faire ses dépenses en commun, en parlant de deux ou de plusieurs personnes.
Fam., "Faire une affaire sans délier," Sans donner d'argent.
Fam., "Donner la à garder au larron," Confier la garde de l'argent, le soin de la dépense à celui dont on aurait dû le plus se méfier.
Fig. et fam., "Loger le diable dans sa ," N'avoir point d'argent.
Fig. et fam., "Ne pas laisser voir le fond de sa ," Cacher l'état de ses affaires.
"Bourse à jetons," Bourse destinée à contenir des jetons. "Bourse de jetons," Bourse pleine de jetons, qui contient des jetons. On se sert ordinairement d'une semblable pour faire la quête dans les églises. "La de la quêteuse."
BOURSE se dit aussi figurément d'une Pension accordée à un élève ou à un étudiant pour lui permettre de suivre gratuitement les cours d'une école ou d'une université. "Bourse d'État. Bourse de département. Bourse municipale. Bourse d'interne. Bourse de demi-pensionnaire. Bourse d'externe. Bourse entière. Demi- . Bourse de licence. Bourse d'agrégation, etc. Bourse de voyage," Somme affectée à des voyages d'études.
Il signifie encore figurément, dans les villes de commerce, un Édifice, un lieu public où s'assemblent, à de certaines heures, les négociants, les banquiers, les agents de change, les courtiers, les ouvriers, etc., pour traiter d'affaires. On le dit souvent, par extension, de la Réunion même des négociants, etc., et du Temps pendant lequel dure leur assemblée. "La Bourse de Paris, de Lyon, de Rouen, d'Amsterdam, etc. Bourse des grains. Bourse du Commerce. Bourse du Travail. Aller à la Bourse. Fréquenter la Bourse. Affaires de Bourse. Bruits, nouvelles de Bourse. À l'heure de la Bourse. À l'ouverture, à la clôture de la Bourse. Pendant la Bourse. Le cours de la Bourse. La Bourse a monté, a baissé."
En termes de Chasse, il se dit d'une Longue poche faite de réseau qu'on met à l'entrée d'un terrier pour prendre les lapins qu'on chasse au furet.
En termes de Liturgie, il se dit d'un Double carton, couvert d'étoffe, dans lequel on met le corporal qui sert à la messe.
En termes de Botanique, il s'emploie souvent pour désigner Tout ce qui a la forme d'un petit sac : les Membranes qui enveloppent les champignons quand ils sont encore jeunes (voyez VOLVA); les Bourgeons de certains arbres à fruits; les Capsules des anthères.
En termes d'Anatomie, BOURSES, au pluriel, est le Nom vulgaire du scrotum et désigne aussi certains petits sacs ou poches membraneuses de l'organisme. "Bourses séreuses, muqueuses. Bourses synoviales."



Dictionnaire d'Emile Littré

Subst. féminin 



 1   Petit sac dans lequel on met son argent de poche. Une pleine d'or. On lui a volé sa .
    Sa est bien plate, il n'a guère d'argent.
    Demander la ou la vie, se dit d'un voleur qui menace de tuer si on ne lui livre pas la .
    Fig. Se laisser couper la , donner son argent trop facilement.
    Coupeur de , voleur, ainsi dit, parce qu'autrefois les s étaient attachées avec des cordons que les voleurs coupaient.

 2   Toute espèce de petit sac comparé à une . Bourse à jetons. Bourse de jetons. Bourse de quêteuse, petit sac dans lequel une dame qui quête reçoit l'argent qu'on lui donne.
    Sac de cuir que l'on met de chaque côté de la selle. On dit aujourd'hui sacoche.

 3   Fig. Argent. Disposez de ma . Il y pourvut de sa .
SÉV.: « M. le Tellier a ouvert sa à Bagnols »
CORN.: « La de César fit plus que sa harangue »
MONTESQ.: « Les rois ne pouvant fouiller dans la de leurs sujets mettaient à la torture les Juifs »
    Toutes les s lui sont fermées, il n'a plus personne à qui recourir.
    Avoir la , tenir la , les cordons de la , avoir le maniement de l'argent.
    Familièrement. Faire une affaire sans délier, sans rien dépenser.
VOLT.: « Le domaine, ayant fait mettre en prison les pères de famille, avait acheté leurs meilleures possessions sans délier »
    Ne pas laisser voir le fond de sa , ne pas montrer l'état de ses affaires.
    Familièrement. Faire bon marché de sa , se vanter qu'on a payé une chose moins qu'elle n'a coûté réellement.
    Donner la à garder au larron, remettre une chose à celui qui méritait le moins la confiance. Dans le même sens : au plus larron la .
    Loger le diable dans sa , n'avoir point d'argent.
LAFONT.: « Un homme n'ayant plus ni crédit ni ressource Et logeant le diable en sa , C'est-à-dire n'y logeant rien »

 4   Masse de deniers que les membres d'un même corps mettent en commun, pour subvenir aux charges de la société.
    Faire commune, n'avoir ou ne faire qu'une , faire toutes les dépenses en commun.
FÉN.: « Les disciples de Pythagore ne faisaient qu'une même »
    Société, entre plusieurs personnes de même profession, pour partager également les profits et les pertes.
    Masse de deniers formée par ceux qui tiraient à la milice, pour fournir un remplaçant à celui que le sort désignait.

 5   Pension gratuite accordée à un élève. Une entière, remise de la totalité des frais de la pension ; une demi-bourse, remise de la moitié ; un quart de , remise du quart ; trois quarts de , remise des trois quarts.
J. J. ROUSS.: « Des places gratuites qu'on appelle en France des s »

 6   Somme évaluée dans le levant à 500 piastres, ou 1781 fr. 28 c. de notre monnaie.
VOLT.: « Ce cinquième sera pris dans les s que Mustapha sera obligé de vous payer »

 7   Dans les villes de commerce, de commerce ou, simplement, , lieu où s'assemblent les personnes qui se livrent au commerce ; lieu de réunion pour les négociants, agents de change, courtiers ; et le temps que dure cette réunion ; marché public où se négocient les effets publics, lettres de change, actions. Aller à la . Affaires, bruits de . Arrêt du Conseil portant établissement d'une dans la ville de Paris, pour les négociations des lettres de change, billets au porteur et à ordre, et autres papiers commerçables, Arrêt du 24 sept. 1724.
VOLT.: « D'un côté [à Alexandrie] la et l'allée du change, de l'autre la société royale et le muséum »
    Le cours de la , le cours des effets publics. Qu'a fait la ? la a monté, a baissé.
    Les spéculateurs. Il a pris l'esprit de la .
    Bourse des marchands ou commune, et convention des marchands, juridiction qui connaissait des affaires entre commerçants pour fait de commerce.

 8   Petit sac de taffetas noir où les hommes renfermaient autrefois leurs cheveux rassemblés en forme de queue.

 9   Petit sac où l'on met une montre.
RÉGNIER: « Un chaudron ébréché, la d'une montre »

 10   Terme d'église. Double carton dans lequel on met les corporaux qui servent à la messe.

 11   Terme de chasse. Poche placée à l'entrée d'un terrier pour prendre des lapins qu'on chasse au furet.

 12   Terme de jardinage. Point de la lambourde où sont attachés les fleurs et les fruits du poirier et du pommier ; petit corps charnu, tendre, tronqué, ayant plusieurs yeux à sa circonférence.

 13   Terme de botanique. Membrane qui enveloppe les champignons.
    Bourse, -à-pasteur, noms vulgaires de la capselle de pasteur (capsella bursa pastoris, L.), appelée aussi de berger et tabouret.

 14   Terme d'anatomie. Bourses muqueuses, petits sacs membraneux qui sont de la nature des membranes séreuses ou des synoviales, et qui servent à faciliter les mouvements de certaines parties.
    Bourses synoviales, petites ampoules contenant de la synovie, placées sur le trajet de certains tendons pour en faciliter les mouvements.
    S. f. plur. Les s, la peau qui enveloppe les testicules.

 15   Terme de fauconnerie. La gorge de l'oiseau.

HISTORIQUE
    XIIème siècle
     li Charois de Nymes, 1222: [Je] Copoie borses et gueilles bien fermées
     Roman de Rou, 10679: Maiz quant chascun meigne [moine] fet borse, Li comuns bien tant en reborse
    XIIIème siècle
     la Rose, 227: Avarice en sa main tenoit Une borse qu'el reponnoit, Et la nooit si durement, Que demorast moult longuement Ainçois qu'el en peüst riens traire
BEAUMANOIR: « Et porce que li heritages li descendi du lignage, il le requeroit à avoir par le [la] borse, comme plus prochains »
BEAUMANOIR: « Se execuiteres vendoit heritage par le [la] vertu du testament, li parent du mort le poent rescorre par le [la] , comme se cil l'eust vendu qui fist le testament »
    XIVème siècle
DE LABORDE: « Une à pelles [perles] broudée »
DE LABORDE: « Pour une de cerf à mectre les clefs de l'ostel de Neelle »
DE LABORDE: « Pour broder, faire et estoffer la au scel du secret du roy »
     Baud. de Seb. VI, 263: Et on voit qu'uns larrons qui se met à l'embler, Il n'aconte noient [ne se fait pas scrupule] d'une à couper
    XVème siècle
FROISS.: « Ils estoient si bien d'accord, que tous metoient la main à la , quand il besognoit »
CH. D'ORL.: « Priez, galans joyeulx en compaignie, Qui despendre desirez à largesse ; Guerre vous tient la degarnie »
JUVÉNAL DES URSINS: « Le dict de Pavilly, qui tendoit fort au profict de sa »
    XVIème siècle
MONT.: « La des genitoires [le scrotum] »
MONT.: « Une d'escus »
MONT.: « Ils luy offrirent de souldoyer, chascun sur sa , un homme d'armes »
LOYSEL: « Venir entre la et les deniers [entre l'achat et le versement du prix] »
AMYOT: « En une hostie [victime] qui fut immolée, il se trouva deux s du fiel enveloppées d'une seule taye »
AMYOT: « C'est un but où tirent les couppebourses, les larrons domestiques, et les calumniateurs »
AMYOT: « Amy, je n'ai point d'argent en ma »
PARÉ: « La bource des testicules »
O. DE SERRES: « Bource-à-pasteur est herbe peu delicate, car sans nul soin elle s'engeance partout, jusques sur les murailles »
O. DE SERRES: « Rets, panneaux, toiles, bources, cordages, espieux »
GÉNIN: « Ouvre ta , j'ouvrirai ma bouche »
GÉNIN: « Trop tost d'edifier se haste qui faict palais à plate »
LEROUX DE LINCY: « À de joueurs, de plaideurs et de gourmands, ils ne faut point de ferrements »
LEROUX DE LINCY: « Assez trouverez amis de bouche, mais bien peu sont amis de bource »
COTGRAVE: « Petit gain emplit la . - Qui n'a argent en ait du moins du miel en bouche. - Selon ta gouverne ta bouche »
     Édit de juillet 1549: La principale cause de quoi provient de ce qu'il n'y a pas de lieu qu'on appelle change, estrade ou , où les marchands, facteurs ou trafiqueurs puissent convenir, pour respondre et rendre raison les uns aux autres de leurs trafics et faire leurs entreprises....

ÉTYMOLOGIE
    Bourguig. et Berry, borse ; provenç. borsa ; espagn. bolsa ; ital. borsa ; du latin byrsa, du grec, .

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE
    BOURSE. Ajoutez : - REM.
BOUTARD: « Le nom de ne lui est pas venu [à l'édifice ainsi appelé], comme on pourrait le croire, de la nature des affaires qui s'y traitent, mais de ce que ces réunions de marchands, dont on attribue l'invention aux habitants de Bruges, eurent lieu d'abord dans cette ville devant la maison d'une famille dont le nom était Van der Bourse »


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. féminin 


Petit sac de peau, d'étoffe, ou d'un tissu quelconque, dans lequel on met ordinairement l'argent qu'on veut porter sur soi. "Bourse de cuir, de peau, de velours. Une qui s'ouvre et se ferme avec des cordons. Bourse de filet. Bourse à ressort. Ouvrir, fermer sa . Une pleine, bien garnie. Vider sa . Mettre la main à la . Avoir toujours la main à la . Mettre de l'argent dans sa . Tirer de l'argent de sa ."
Fam., "Sa est bien plate," se dit en parlant D'une personne qui n'a guère d'argent.
"Demander la , la ou la vie," Demander à quelqu'un son argent, sa , avec menace de le tuer s'il la refuse. On a dit dans le même sens, "Faire rendre la ."
"Coupeur de s," Filou qui dérobe avec adresse. On dit quelquefois dans un sens analogue, "Couper la ."
Fig. et fam., "Se laisser couper la ," Être dupe ou trop facile dans une affaire d'argent. "Je me suis laissé couper la ," J'ai donné tout l'argent qu'on exigeait de moi.



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



dans plusieurs phrases, se dit, par extension, de L'argent dont on peut disposer actuellement ou habituellement. "Avoir recours à la de quelqu'un. Épuiser sa . Payer quelque chose de sa . Offrir sa à quelqu'un. Ami jusqu'à la :" voyez AMI.
Fig., "Sa est ouverte à ses amis," Il prête volontiers de l'argent à ses amis, lorsqu'ils en ont besoin. "Toutes les s sont fermées," On ne trouve point d'argent à emprunter.
Fig. et fam., "Avoir la , tenir la , tenir les cordons de la ," Avoir le maniement de l'argent.
Fig., "N'avoir qu'une , ne faire qu'une , faire commune," se dit De deux ou de plusieurs personnes qui font leur dépense en commun.
Fam., "Faire bon marché de sa ," Se vanter qu'on a payé une chose moins qu'elle n'a coûté réellement.
Fam., "Faire une affaire sans délier, Sans donner d'argent."
Fig. et fam., "C'est une bonne ," C'est un homme riche et pécunieux. Cette locution est peu usitée.
Fam., "Donner la à garder au larron," Confier la garde de l'argent, le soin de la dépense à celui dont on aurait dû le plus se méfier. On dit proverbialement dans le même sens, "Au plus larron la ."
Fig. et fam., "Loger le diable dans sa ," N'avoir point d'argent.
Fig. et fam., "Ne pas laisser voir le fond de sa ," Cacher l'état de ses affaires.
"Bourse à jetons," Bourse destinée à contenir des jetons. "Bourse de jetons," Bourse pleine de jetons, qui contient des jetons. On se sert ordinairement d'une semblable pour faire la quête dans les églises. "La de la quêteuse."



3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit aussi, figurément, d'Une pension fondée par le gouvernement, par une commune, ou par un particulier dans un collége, dans une école publique, dans un séminaire, pour l'entretien d'un écolier, d'un élève, durant le cours des études qu'il y doit faire. "Obtenir une dans un collége, à l'école polytechnique, à l'école d'Alfort, etc. Avoir entière, demi-bourse, trois quarts de . Fonder plusieurs s dans un collége, dans un séminaire. Bourse communale. Bourse ecclésiastique."



4ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



en parlant Des payements qui se font dans le Levant, se dit d'Une somme ou monnaie de compte évaluée ordinairement à cinq cents piastres (1781 fr. 28 cent.). "Il lui envoya trente s."



5ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



signifie encore figurément, dans les villes de commerce, Un édifice, un lieu public où s'assemblent, à de certaines heures, les négociants, les banquiers, les agents de change, les courtiers, etc., pour traiter d'affaires. On le dit souvent, par extension, de La réunion même des négociants, etc., et Du temps pendant lequel dure leur assemblée. "La de Paris, de Lyon, de Rouen, d'Amsterdam, etc. Aller à la . Fréquenter la . Affaires de . Bruits, nouvelles de . À l'heure de la . À l'ouverture, à la clôture de la . Pendant la . Le cours de la ," Le cours des effets publics.



6ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit en outre d'Un sac de cuir que l'on met quelquefois de chaque côté au devant de la selle d'un cheval, et qu'on nomme plus ordinairement "Sacoche."
Il se dit aussi d'Un petit sac de taffetas noir dans lequel les hommes enfermaient autrefois leurs cheveux par derrière. "Bourse à cheveux. Mettre ses cheveux dans une , en . Porter ses cheveux en . Perruque à ."



7ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



en termes de Chasse, Longue poche faite de réseau, qu'on met à l'entrée d'un terrier, pour prendre les lapins qu'on chasse au furet. "Prendre des lapins dans les s."



8ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



en termes d'Église, Double carton, couvert d'étoffe, dans lequel on met les corporaux qui servent à la messe.



9ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



en termes de Botanique, Membrane qui enveloppe les champignons lorsqu'ils sont encore jeunes, et qui s'ouvre ou se déchire quand ils prennent de l'accroissement. C'est ce qu'on appelle autrement "Volva."
"Bourse-à-pasteur," Plante crucifère très-commune qui porte des silicules aplaties en forme de coeur renversé.



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Subst. féminin 

Espèce de petit sac, où l'on met ordinairement l'argent qu'on veut porter sur soi. Mettre la main à "la ", vider "sa "; fermer ou ouvrir "sa ", etc.
- 2°. Pension fondée dans un collège.
- 3°. Il se dit, en plusieurs Villes de commerce, du lieu où s'assemblent les Négocians pour traiter de leurs afaires. "La Bourse de" Rouen, "de" Toulouse, "d'"Amsterdam, etc. À~ Marseille, on dit "la Loge", à Lyon "le Change", etc.
- 4°. Petit sac de tafetas noir où l'on enferme ses cheveux par derrière.
- 5°. Sac de cuir, qui se met des deux côtés du cheval.
- 6°. Longue poche de réseau, qu'on met à l'entrée d'un terrier, pour prendre les lapins qu'on chasse au furet.
- 7°. Le double carton, couvert d'étofe, dans lequel on met le corporal qui sert à la Messe.
- 8°. En Turquie, on apèle "bourse" une somme de "cinq cens écus". 'Le Bacha tira des Grecs "dix s".
   BOURSE se dit figurément, dans le style familier; "faire commune"; c. à. d. communauté d'intérêts; fournir chacun à la dépense. "La Motte" dit, dans une Fable.
   "De" gloire et "de" butin "faisons commune".
   C'est parler noblement, dit ironiquement l'"Ab. Desfontaines". Il est vrai que l'expression n'est pas trop noble, et que "la gloire" n'est pas trop bien en la compagnie de " comune". Quoique ce soit dans une Fable, cet aliage de mots si disparates, est une vraie "bigarrûre".
- "Faire bon marché à sa "; se vanter qu'une chôse nous a moins coûté que nous ne l'avons achetée.
- Avoir "la vide" ou "plate"; avoir "le diable dans sa "; n'avoir point d'argent.
   Un homme n'ayant plus ni crédit ni ressource,
   Et logeant "le diable en sa ",
   C'est à-dire, n'y logeant rien,
   S'imagina qu'il feroit bien
   De se pendre, et finir lui-même sa misère.
       "La Font."
Il ne faut pas "qu'on voie le fond de notre ", l'état de nos afaires.
- "Ami jusqu'à la ", tant que l'intérêt ne s'en mêle point et qu'il n'en coûte rien.
- On dit, d' un homme riche et pécunieux, "c'est une bone ".
- Il "tient la "; il a le maniement de l'argent, etc. etc.




Emplacement dans le dictionnaire :

bourreler
boûrreler
bourrer
bourrette
bourrier
bourrin
bourrir
bourron
bourru

bourseau
bourser
bourses
boursette
boursicoter
boursicoteur
boursier
boursouflé
boursoufler
boursouflure
bousculade




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)

...de la répression qui le frappe. Dans le droit pénal des peuples les plus civilisés, le meurtre est universellement regardé comme le plus grand des crimes. Cependant une crise économique, un coup de bourse, une faillite même peuvent désorganiser beaucoup plus gravement le corps social qu'un homicide isolé. Sans doute le meurtre est toujours un mal, mais rien ne prouve que ce soit le plus grand mal....


Citation n°2 de Ernest RENAN (L'Avenir de la science)

...grand dieu ! Quand on a l'infini à parcourir et le parfait à atteindre. L'humanité ne se reposera que dans le parfait. Il serait par trop étrange que quelques profanes, par des considérations de bourse ou de boutique, arrêtassent le mouvement de l'esprit, le vrai mouvement religieux. L'état le plus dangereux pour l'humanité serait celui où la majorité se trouvant à l'aise et ne voulant pas être...


Citation n°3 de Ernest RENAN (L'Avenir de la science)

...! Les rieurs ne régneront jamais. Le jour n'est pas loin où tous ces prétendus délicats se trouveront si nuls devant l'immensité des événements, si incapables de produire, qu'ils tomberont comme une bourse vide. L'éternel seul a du prix ; or ces frivoles ne s'attachent qu'aux floraisons successives, sachant bien qu'ils passeront comme elles. Semblables aux estomacs usés qui se dégoûtent vite et pour...


Citation n°4 de Ernest RENAN (L'Avenir de la science)

...des inspirés. La mauvaise couleur d'un mouvement n'est jamais un argument décisif. Je verrais un mouvement populaire du plus odieux caractère, une vraie jacquerie, l'égoïsme disant à l'égoïsme : la bourse ou la vie, que je m'écrierais : vive l'humanité ! Voilà de belles choses qui se fondent pour l'avenir. Les grandes apparitions sont toujours accompagnées d'extravagances ; elles n'arrivent à une...


Citation n°5 de VILLIERS DE L'ISLE-ADAM (Contes cruels)

...constituent le symbole des préférences indiscutables de la conscience publique, sous la voûte des cieux : le même... et, cependant, plus beau ! DéSIR D'êTRE 1 HOMME à C. MENDèS Minuit sonnait à la bourse, sous un ciel plein d'étoiles. à cette époque, les exigences d'une loi militaire pesaient encore sur les citadins et, d'après les injonctions relatives au couvre-feu, les garçons des établissements...


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